Gwendal Piégais

Doctorant en histoire contemporaine, il parle de de la Première Guerre mondiale, de la Russie impériale et de son parcours. Sa semaine sur En Direct Du Labo.

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Après une double licence histoire-philosophie à l’Université de Brest Occidentale et un Erasmus d’un an en Belgique, j’ai décidé d’étudier la Première Guerre mondiale. Je l’ai fait dans le cadre de deux masters de recherche : un en France, consacré à la pensée stratégique et politique d’Erich Ludendorff (à l’Université de Bretagne Occidentale), l’autre en Belgique, sur la désertion et son usage par les services de renseignements.

Souhaitant poursuivre ces recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat, mais fortement intéressé par l’Europe centrale et Orientale, j’ai passé plusieurs mois en République Tchèque, en stage dans un centre de recherche, puis j’ai commencé à apprendre le russe. Par voies de rebonds, entre les activités de recherche, quelques mois passés à enseigner, une année à m’occuper de personnes atteintes d’Alzheimer et de Parkison en maison de retraite (parcours assez peu linéaire, j’en conviens), j’ai décidé de m’orienter vers un sujet de recherche où l’histoire et la langue russe auraient une place plus centrale.

J’ai donc commencé une thèse de doctorat à l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest, sur le corps expéditionnaire russe en France et en Macédoine pendant la Grande Guerre. Il s’agit d’un ensemble de 40 000 hommes venus se battre en France pendant la Première Guerre mondiale, sous commandement français. Tout cela n’a pas eu lieu sans heurt, puisque ces soldats se sont mutinés, certains ont accepté de continuer le combat, d’autres ont voulu retrouver la Russie et certains sont restés en France où ils ont fondé une famille. Cette recherche m’emmène dans les archives militaires françaises et russes mais aussi sur le « terrain » en France, en Grèce et en Macédoine du Nord où ces hommes se sont battus.

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