Kevin Fidelin

Doctorant en neurosciences, il parle de locomotion, de poisson zèbre et d’optogénétique. Sa semaine sur En Direct Du Labo.

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Je m’appelle Kevin Fidelin, j’ai 26 ans et je suis doctorant à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC). Plus précisément, je poursuis mes recherches à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) sur le campus de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière. Mon travail a pour objectif de comprendre la fonction des circuits neuronaux présents dans la moelle épinière, ainsi que d’identifier les mécanismes cellulaires, et à l’échelle de circuits entiers, permettant le contrôle de la locomotion.

Afin de répondre à cette problématique, j’ai rejoint le laboratoire du Dr Claire Wyart qui utilise les propriétés de la larve du poisson zèbre pour sonder les circuits de la moelle épinière. Ce modèle permet notamment de cibler les neurones génétiquement mais aussi de pouvoir les activer ou les inhiber par la lumière en utilisant des techniques dite « optogénétiques ».

Avant la thèse et les neurosciences, j’étais plutôt motivé par la génétique et les biotechnologies en général. Après un Bac S, option SVT obtenu en 2007 dans ma très chère Normandie natale, j’ai rejoint Paris pour intégrer l’École Nationale de Chimie Physique et Biologie de Paris (ENCPB). Après deux années, plutôt intenses, je maitrisais les bases de la biologie moléculaire et cellulaire ainsi que de la microbiologie. Une fois mon BTS « Biotechnologies » en poche et attiré par la génétique, j’ai rejoint en 2009 le L3 du Magistère Européen de Génétique à l’Université Paris Diderot. Dans le cadre de cette formation multidisciplinaire, que je recommande à tous ceux qui souhaitent obtenir un bagage assez complet en biologie, j’ai eu la chance de partir en stage à NYU et UCSF où j’ai notamment découvert la puissance du modèle poisson en biologie du développement, en travaillant avec l’équipe du Pr Stainier.

De retour à Paris pour terminer mon Master, j’ai pu suivre le cours Pasteur sur le développement et la plasticité du système nerveux, qui m’a vraiment encouragé à quitter la génétique pour les neurosciences. Motivé par la possibilité d’utiliser mes connaissances en génétique avec le poisson zèbre pour disséquer les circuits du système nerveux, j’étais lancé dans cette longue et difficile aventure qu’est la thèse.

En dehors du labo, je suis un peu comme tout le monde, j’aime lire et écrire même si j’ai très peu de temps pour ça. J’essaie aussi de faire du sport et d’améliorer mon niveau au badminton et y a encore beaucoup de travail… Depuis plus de 10 ans maintenant, je suis Sapeur Pompier Volontaire, une activité aussi prenante et passionnante que la recherche mais qui devient difficile à concilier avec mon emploi du temps de jeune chercheur.