Kevin Troch

Docteur en histoire environnementale de l’Université de Lille et de Namur, il parle d’histoire environnementale, de mines, de charbon, de géologie et d’Anthropocène Sa semaine sur En Direct Du Labo.

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Je m’appelle Kevin Troch et je suis historien aux laboratoires IRHiS CRNS 8529, « Institut de recherches historiques du Septentrion » (Université de Lille) et PolleN, « Pôle de l’histoire et de la sociologie environnementales de Namur » (Université de Namur). Je suis docteur en histoire environnementale de l’Université de Lille et de l’Université de Namur. J’ai soutenu ma thèse le 2 février 2018. Elle portait sur l’histoire des impacts environnementaux de l’extraction du charbon dans le nord de la France et la Belgique entre 1750 et 1940.

J’ai fait mes études d’histoire en Belgique. Après mon baccalauréat académique en histoire (licence) à l’Université de Namur obtenu en 2007, j’ai fait un master à l’Université catholique de Louvain que j’ai achevé en 2009. Le master s’effectuant en deux ans en Belgique, j’ai rédigé un mémoire unique pour ces deux années. Il portait sur l’histoire des cabarets et tavernes de Namur au 18e siècle.

Je suis venu à l’histoire environnementale à la suite d’une expérience professionnelle qui m’a profondément marqué. Entre 2011 et 2013, j’ai participé aux Archives de l’Etat en Belgique au projet GARDEN. Il s’agissait de réaliser un guide des sources d’archives produites par des institutions publiques et relatives à l’histoire de l’environnement en Belgique entre le 18e siècle et les années 1980. Devant l’ampleur des sources disponibles, j’ai décidé de les mettre en valeur au travers d’une recherche doctorale ambitieuse. J’ai pu bénéficier d’un contrat doctoral entre 2013 et 2016 pour effectuer ma thèse en cotutelle avec l’Université de Lille et l’Université de Namur.

Mes recherches actuelles portent toujours sur l’histoire environnementale du charbon mais aussi sur l’histoire de l’Anthropocène, des mines artisanales de barytine et de fluorine des Ardennes belges et françaises et sur les imaginaires des mines et des mondes souterrains aux 19e et 20e siècles, notamment dans la science-fiction et la fantasy. Je suis également très sensible à la vulgarisation de l’histoire de la géologie et de la minéralogie que je fais avec plaisir sur mon compte Twitter et sur mon blog Hypothèses.