Thomas Areal

Doctorant en histoire médiévale à Clermont-Ferrand, il parle de Moyen Âge, chanoine, paléographie, Auvergne, latin, hommage, notaire, etc. Sa semaine sur En Direct Du Labo.

 

Je m’appelle Thomas Areal, j’ai 25 ans depuis trois ans déjà, et je suis doctorant en histoire médiévale. Parcours tout à fait classique, à la faculté d’Histoire de Clermont-Ferrand.

Après une licence d’Histoire avec spécialisation en Archéologie, quelques chantiers de fouilles / prospections, je me suis finalement tourné vers la période médiévale mais seulement en histoire. J’ai étudié, dans le cadre de mon Master, une famille seigneuriale auvergnate ancienne et puissante au Moyen Âge, les Montmorin. Leur généalogie étant complète, mon travail a porté sur un autre champ thématique, celui des champs d’action de la famille, soit l’étude de leur développement dans la société dans laquelle ils évoluent. Plusieurs prismes de visions ont été mis en place, comme la politique matrimoniale, l’élévation sociale par les offices ou encore la mise en place d’un contrôle des biens, des personnes et de la terre.

Après ce master, j’ai eu l’opportunité de poursuivre immédiatement en doctorat en étant bénéficiaire d’une allocation régionale de recherche accordée par la région Auvergne (2010–2013). Mon travail de doctorat, débuté en 2010 au sein du Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (C.H.E.C.) à Clermont-Ferrand, découle de la dernière partie de mon travail de Master sur le contrôle des biens, des personnes et de la terre. Mes interrogations et découvertes suscitées par l’étude des stratégies de contrôle des seigneurs de Montmorin, j’ai souhaité les appliquer non plus à une famille, mais à un espace plus vaste dans lequel ces derniers évoluaient. Sous la direction du professeur d’histoire du Moyen Âge Jean-Luc Fray, mon travail de recherche intitulé « De l’archive au terrain. Entre Allier et Livradois. Dynamiques spatiales et contrôle des populations (milieu XIIIe – milieu XVe siècles) », est d’étudier dans un espace donné (la région autour de Billom (63)) la mise en place des pouvoirs et leurs stratégies de contrôle sur les biens, les terres ou les personnes, mais aussi de voir les conséquences de ces luttes sur le territoire ou la société. Ce travail se base sur une analyse poussée d’un corpus de documents médiévaux conséquents (plus d’un millier de manuscrits), tout en ayant recours aux bases de données régionales ainsi et aux outils de cartographie SIG.

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