Guillaume Miquelard-Garnier

Maître de conférence au Cnam, il parle de musées, de laboratoires et de ses recherches sur les matériaux polymères menées au PIMM. Sa semaine sur En Direct Du Labo.

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Guillaume Miquelard-Garnier, 35 ans Maître de Conférences qui entame sa sixième année d’exercice au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) à Paris, dans le domaine de la Science des Matériaux et plus précisément celui des matériaux plastiques. Le CNAM est un établissement un peu atypique dans le paysage français: qui délivre historiquement des diplômes en formation continue (diplôme d’ingénieurs en cours du soir, par exemple). Aujourd’hui, le CNAM a étendu ses activités d’enseignement à la formation initiale également, notamment par apprentissage, mais donc toujours en fort contact avec l’industrie. Auparavant, j’ai intégré sur concours l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris (ESPCI) suivi d’un DEA « Matière Condensée » – (l’ancêtre du M2) à l’Université Pierre et Marie Curie, UPMC.

J’ai fait ma thèse (comme environ 2/3 des étudiants de l’ESPCI qui poursuivent dans cette voie recherche) au sein du laboratoire SIMM, soutenue en décembre 2007. En janvier 2008, je suis parti pour un post-doctorat aux Etats-Unis, plus précisément à l’Université du Massachusetts à Amherst dans le « département » (l’équivalent d’un gros laboratoire français en termes de taille) « Polymer Science and Engineering ». En janvier 2010 je suis rentré en France et en mars 2010 j’ai entamé un nouveau post-doctorat, partenariat entre le CNRS et Essilor à l’Université Paris-Sud au laboratoire de physique des solides. Après quelques candidatures malheureuses à des postes de chercheur et d’enseignant-chercheur, j’ai fini par « m’installer » au CNAM en septembre 2010. Aujourd’hui, j’enseigne au CNAM et j’effectue ma recherche au laboratoire PIMM, Unité mixte de recherche CNRS/ENSAM/CNAM et situé dans l’Ecole des Arts et Métiers (ENSAM).

Dans mes activités annexes, j’ai avec un ami fondé en 2012 un « cercle de réflexions », l’Alambic, dont le but était de produire, entre autres, un état des lieux, le plus objectif, sourcé et documenté possible, de l’enseignement supérieur et la recherche en France. Pour diverses raisons, les activités du cercle de réflexion se sont considérablement ralenties en 2015. Cela néanmoins permis de pousser plus loin des réflexions sur l’évolution du système français de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de mieux les structurer pour les diffuser. Certaines ont eu, semble-t-il, un petit écho. Mon parcours m’a amené à évoluer au sein d’un bon nombre des différentes facettes de ce « petit monde » dans lequel j’évoluais (les grandes écoles, l’Université française et américaine, la formation continue, la recherche fondamentale et la recherche plus appliquée…), et comprendre sa grande complexité était déjà l’une de mes préoccupations il y a plus de 10 ans. Je poursuis donc ce « travail » (ou hobby ?) dans le cadre d’un blog EducPros.