Alexandra Gros

Post-doctorante en neurosciences, elle parle de mémoire et neurogenèse adulte. Sa semaine sur En Direct Du Labo.

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« La plus grave maladie du cerveau c’est de réfléchir » – Devise Shadok

Je m’appelle Alexandra, j’ai 27 ans et je suis actuellement post-doctorante dans le laboratoire ou j’ai passé ma thèse de Neurosciences. J’ai réalisé mon doctorat à l’Institut des Neurosciences Paris-Saclay de l’université Paris-Sud XI en 4 ans, doctorat que je viens de finir tout récemment. Je suis donc une toute nouvelle docteure ! Durant ma thèse, j’ai bénéficié d’une bourse ministérielle de 3 ans puis d’un financement FRM de 6 mois et pour finir d’un contrat de 5 mois sur une ANR. Je suis actuellement à la recherche d’un post-doctorat à l’étranger pour l’année prochaine toujours dans le domaine des Neurosciences.

Durant mon doctorat, j’ai travaillé sur les mécanismes de la mémoire et plus particulièrement sur le rôle de la neurogenèse adulte de l’hippocampe, structure impliquée dans la mémoire. Je me suis intéressée à deux sujets différents mais complémentaires. J’ai dans un premier temps étudié le rôle du gène immédiat précoce Zif268 dans la neurogenèse adulte de l’hippocampe en lien avec la mémoire spatiale. Et j’ai ensuite exploré le rôle de la neurogenèse adulte hippocampique dans la mémoire épisodique, qui est la mémoire des souvenirs personnels. Cette expérience m’a énormément appris, que ce soit humainement ou scientifiquement, mais j’ai aussi beaucoup appris sur moi-même et une chose est sure c’est que j’adore les sciences !

Depuis toute petite, je suis très curieuse, j’ai toujours voulu comprendre comment les choses fonctionnent et pourquoi elles sont comme elles sont. J’ai d’abord voulu être vétérinaire mais pour faire de la recherche comportementale sur les cétacés et notamment sur comment ils arrivent à retourner toujours au même endroit pour se reproduire (j’avais déjà dans l’idée de travailler sur la mémoire donc). Malheureusement, le concours très sélectif des écoles vétérinaires aura eu raison de cette envie mais c’était pour mieux me retrouver dans la voie de la recherche académique et de travailler sur les mécanismes de la mémoire. Je ne désespère d’ailleurs pas de travailler un jour sur la mémoire chez les cétacés, tout est possible dans le monde de la recherche, il faut juste rester ouvert aux opportunités !

Au cours de mon doctorat, j’ai également eu la chance d’être monitrice en L1 et L2 sur des TD de c2i (certificat informatique et internet) et sur des TP de physiologie animale dans une équipe enseignante exceptionnelle. Cette expérience m’a permis de voir le monde académique d’une autre façon et m’a beaucoup appris sur comment gérer une classe et vulgariser mes propos afin d’intéresser un public pas toujours acquis aux sciences.

Et parce qu’il n’y a pas que les sciences dans la vie (ça, ça reste encore à démontrer !), je suis une inconditionnelle de la montagne (je suis originaire de Franche-Comté), je fais de la photographie, du badminton et de la natation, mais également du piano et je fais beaucoup de pâtisseries pour le plus grand plaisir de mes collègues !